Nancy s’attaque à la pollution lumineuse, cheval de bataille des 4 VENTS.


Consciente des enjeux en terme de santé publique, de bio-diversité, de bien- être de la population, d’économie et d’énergie, la ville de Nancy s’apprête à adhérer au réseau des villes et territoires vertueux dans le domaine de la gestion de la lumière artificielle nocturne. Prochainement, la ville signera la charte ANPCEN d’engagement volontaire pour la protection du ciel et l’environnement nocturnes sur le territoire.

La pollution lumineuse est de plus en plus au cœur des préoccupations des métropoles françaises et nous saluons cette initiative nancéienne tant nous sommes engagés dans une démarche écologique. Il y a quelques années, au cours de nos missions aériennes, nous étions souvent subjugués par la beauté des villes illuminées des milles feux des éclairages publics. Mais, bien vite, nous avons pris conscience de l’impact de la pollution lumineuse sur la bio-diversité. Oui, l’éclairage démesuré des commerces, des zones industrielles et des complexes sportifs a pour effet de perturber les rythmes biologiques pour les chauve-souris, insectes, oiseaux, reptiles et insectes brûlés sur les ampoules (1/3 des insectes piégés meurent la nuit). Oui, l’éclairage public peut représenter pour certaines agglomérations 30% des dépenses. En 2019 à Quimper l’extinction de l’éclairage de une à six heures dans certains quartiers a généré une économie de 80.000 euros pour la commune !

Aujourd’hui de nombreuses collectivités telles que Strasbourg, Clermont Ferrand, Châlons/Marne , font appel à nous pour identifier les nuisances lumineuses comme le phénomène ULOR (éclairages mal positionnés).Tous nos relevés se traduisent par des cartographies permettant de procéder à toutes les adaptations indispensables pour combattre la pollution lumineuse comme, par exemple, l’installation de capteurs de mouvement pour désactiver les sources de lumière. Toutes nos recherches sont validées par des bureaux d’étude et des spécialistes travaillant en délégation de service public sur l’entretien des réseaux d’éclairage .

En France, l’éclairage public totalise environ 11 millions de points lumineux représentant une dépense par habitant de 10 euros !

N’oublions pas que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas!




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