Vous prenez combien d’altitude en avion ?




Bonne question. Et pas facile d’y répondre spontanément.

Avant toute chose commençons par quelques notions atmosphériques. L’atmosphère est une enveloppe gazeuse d’environ 500 km d’épaisseur. Elle est composée de 5 couches aux propriétés différentes (composition et température).

La stratosphère s’étend entre 12 et 50 km d’altitude et renferme la presque totalité de l’ozone.

Quant à la troposphère elle se situe à 15 km du sol, la mésosphère de 50 à 85 km, la thermosphère de 85 à 500 km et l’exosphère à partir de 500 km.

Lors d’un voyage en avion nous pouvons tous constater que le commandant de bord n’annonce pas toujours la même altitude. En fait, cette dernière dépend du type d’avion. Les avions de ligne à réaction se déplacent généralement à une hauteur supérieure à celle des avions de ligne à turbo-propulseurs. De 9,200 à12,200 km pour les premiers et de 5,100 à 7,100 km pour les seconds. Les jets privés, eux, peuvent voler à 15,500 km.

On peut alors se demander pourquoi les avions volent si haut. Serait-ce pour s’éloigner des reliefs, survoler les nuages ou éviter les turbulences ? En réalité, plus on monte moins la résistance à l’air est importante, plus les moteurs sont efficaces et moins on consomme. L’avion est aussi plus rapide dans ces conditions.

Autre facteur, la distance. Pour une demi-heure de vol il n’est pas conseillé de voler trop haut car le temps est trop limité pour rejoindre le palier nécessaire à la descente.

Le poids de l’avion a aussi un rôle non négligeable. Un gros porteur plein de carburant aura du mal à dépasser 30.000 pieds en début de vol.

Enfin la météo est à prendre en considération dans la mesure où il faut rechercher les vents de dos, éviter les orages, la foudre et les turbulences.

Et aux 4 VENTS ? Pour réaliser des missions avec un maximum de précision nous volons le plus souvent à des altitudes situées entre 300 et 1000 mètres, mais nous pouvons monter jusqu’à 4000 mètres.

Une anecdote pour finir : en 2012, Félix Baumgartner a été le premier homme à franchir le mur du son en chute libre en s’élançant d’une capsule attachée à un ballon d’hélium à 39 km du sol, soit 1,24 fois la vitesse du son (1341,9 km/h !!). Bien entendu avec un équipement spécial (combinaison pressurisée et bouteilles d’oxygène).

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